Dans le cadre du Programme africain d’assistance technique pour le secteur de l’énergie (Africa Energy Sector Technical Assistance Program – AESTAP I), financé par le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) de la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Autorité de Régulation Multisectorielle de Djibouti (ARMD) accueille, du 7 au 11 juin 2026, une mission de supervision consacrée au renforcement de la régulation technique, économique et juridique du secteur de l’électricité.
Mis en œuvre dans plusieurs pays africains, le programme AESTAP I vise à renforcer les politiques publiques, les cadres réglementaires et les mécanismes de planification du secteur de l’énergie afin de favoriser les investissements, notamment dans les énergies renouvelables, et d’améliorer la performance globale du secteur.
À Djibouti, ce programme apporte un appui technique à l’ARMD pour consolider ses capacités de régulation et accompagner les réformes engagées dans le secteur électrique. Cet appui porte notamment sur la réalisation d’une étude du coût du service, l’élaboration d’une méthodologie tarifaire, le développement d’un code de qualité de service ainsi que le renforcement du cadre réglementaire applicable au secteur de l’électricité.
La mission de supervision réunit les experts de la Banque Africaine de Développement, les cabinets de conseil Phoenix et Ben Abdallah & PROWAY Consulting, ainsi que les principales parties prenantes nationales concernées par le secteur de l’énergie, notamment l’EDD, l’ODDEG et le MERN. Elle vise à évaluer l’état d’avancement des activités engagées depuis la mission de lancement tenue en 2025, à examiner les progrès réalisés, à identifier les éventuelles contraintes et à définir les actions nécessaires pour accélérer la mise en œuvre du programme.
Les travaux prévus au cours de cette semaine porteront notamment sur l’analyse des données nécessaires à la finalisation de l’étude du coût du service, l’examen des premières propositions relatives au code de qualité de service, ainsi que les aspects institutionnels, organisationnels et réglementaires liés à l’exercice des missions de régulation. Des échanges seront également menés avec les différentes institutions concernées afin de renforcer la coordination entre les acteurs du secteur.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par la croissance de la demande en électricité, la nécessité de moderniser les infrastructures énergétiques et l’ambition de promouvoir un développement durable du secteur. Une régulation efficace constitue en effet un levier essentiel pour garantir des services électriques fiables, transparents et accessibles, tout en favorisant un environnement propice aux investissements et à l’innovation.
Pour l’ARMD, cette assistance technique constitue une étape majeure dans la consolidation de ses capacités de régulation du secteur de l’électricité. Les travaux menés dans le cadre du programme permettront à l’Autorité de disposer d’outils réglementaires structurants tels qu’une méthodologie tarifaire, une étude du coût du service, un code de qualité de service ainsi que des recommandations visant à renforcer le cadre juridique et réglementaire du secteur. Ces instruments permettront à l’ARMD d’exercer ses missions avec davantage de rigueur, de transparence et d’efficacité, notamment en matière de contrôle des performances des opérateurs, de suivi de la qualité de service, d’évaluation des coûts et de protection des intérêts des consommateurs. À terme, le renforcement des capacités techniques, économiques et juridiques de l’Autorité contribuera à instaurer une régulation plus prévisible et plus crédible, favorable à l’amélioration de la qualité du service électrique, à l’attraction des investissements et au développement durable du secteur énergétique à Djibouti.
Source : ARMD